Allez je me lance !! Depuis maintenant près d'un an je travaille sur l'histoire d'un roman policier. Malgré tout ce temps passé il n'est pas encore trés avancer dans l'écriture, car j'ai la
facheuse tendance de ne pas être satisfaite de ce que j'ai fait et donc de tout recommencer. Mais je pense maintenant être partie dans la bonne voie et ai donc décider de le publier au fur et à
mesure de son écriture sur ce blog.
Pour ne pas gâcher le suspence je préfère ne pas faire de résumé, néanmoins je peux vous dire qu'il s'agit d'un roman du genre policier avec comme protagonistes des agents secrets. Le passé de
l'héroine tiendra également une grande part dans l'intrigue. Eh oui c'est une héroine, je ne suis assez féministe dans l'âme ! lol
Bien, je vous présente donc sans plus attendre le premier chapitre de mon roman, qui est court mais qui je l'espère vous plongera vite dans l'ambiance.
Et surtout n'oubliez pas les commentaires !!!!
PS : j'espère avoir éliminer la grande majorité des fautes, mais l'erreur est humaine donc une ou deux peuvent subsiter et je m'en excuse.
Chapitre 1
Elle avait perdu la notion du temps. Combien de minutes, d'heures s'étaient écoulées depuis son réveil ? Combien de minutes, d'heures passeraient encore avant qu'on ne vienne la
secourir ?
Plongée dans l'obscurité la plus totale, elle arrivait à peine à discerner les contours de sa prison. Pas le moindre filet de lumière n'avait réussi à s'infiltrer dans la pièce. Assise sur ce qui
lui semblait être un vieux matelas installé à même le sol, elle essayait tant bien que mal d'acclimater ses yeux à la nuit. Mais rien. Malgré tous ses efforts pas le moindre élément de son
environnement ne parvenait à se détacher des ténèbres. Elle tenta de se remémorer ce qu'elle avait pu faire avant de s'assoupir ; souvenir qui aurait pu lui donner un indice sur l'endroit où
elle se trouvait, mais une fois de plus son esprit resta immergé dans le néant. Pourtant, sa mémoire lui semblait bien présente, quelque part dans sa tête, à la seule exception qu'elle lui était
pour le moment inaccessible. A cette pensée, la panique l'envahit. Son ventre se tordait d'angoisse. Son corps tremblait de peur. Elle était perdue au milieu d'un trou noir sans issue. Perdue
dans un lieu inconnu dont elle ne parvenait même pas à entrevoir les limites. Perdue dans un abîme géant dans lequel elle s'enfonçait un peu plus à chaque seconde.
Elle devait se lever, agir, chercher une issue avant qu'il ne soit trop tard. Mais le manque de clarté rendait sa tâche quasiment impossible. A cet instant précis, des milliers de scénarios
différents défilaient dans sa tête. Tous plus terribles les uns que les autres. Elle ne savait pas combien de temps ce lieu serait viable. Et si l'oxygène venait à manquer ? Et si la faim
l'affaiblissait ? Et si la soif la tuait ? Sa respiration devint chaotique. Son cœur s'emballa. Les muscles de son visage se contractèrent de terreur. Elle ne savait plus, ne pensait
plus. Son esprit était vide, paralysé par la détresse de sa situation.
Tout à coup elle ferma, les yeux. Elle inspira profondément, puis expira. Elle réitéra la même action plusieurs fois, jusqu'à sentir son rythme cardiaque ralentir. Je dois me calmer, rien ne
me dit que je suis en danger. La sortie se trouve peut-être à seulement quelques mètres de moi... Il faut que je la trouve... Je dois trouver une issue, même une fenêtre fera l'affaire...mais je
dois sortir.
S'appuyant sur ses deux mains, posées de chaque coté d'elle, elle se leva. Précautionneusement, les bras en avant, elle fit un premier pas. Rien ne la freinant, elle en fit un second, puis un
troisième. Au cinquième, son pied heurta une surface plane et dure. Elle ne savait pas encore si elle devait en être heureuse ou non, mais déjà, elle avait trouvé une limite à ce gouffre noir.
Elle y posa les mains. La paroi était froide. Un papier gondolé par l'humidité, s'aplatissait sous la pression de ses paumes. Elle fit un pas de côté. Le mur changea d'aspect, devint plus
rugueux. A en juger par la texture ligneuse, il s'agissait de bois. Ses doigts glissèrent d'un bout à l'autre des planches. A chaque extrémité, ils entrèrent en contact avec de minces morceaux de
métal dont la forme arrondie révélait la présence de clous, fixant les lattes contre le mur.
A quoi pourraient bien servir des planches en bois clouées contre un mur si ce n'est à bloquer une issue ? Si j'arrive à n'en soulever ne serait-ce qu'une seule, peut être aurais-je déjà
au moins un aperçu de l'endroit où je me trouve.
A tâtons, la jeune femme chercha une prise, espérant ainsi augmenter ses chances de l'arracher du mur. Finalement, l'ayant trouvé, elle saisit vigoureusement la planche et la tira de toutes ses
forces vers elle. L'espoir de découvrir une sortie décuplait sa puissance. Son cœur cognait de plus en plus fort contre sa poitrine.
Ses mains glissèrent. Elle perdit l'équilibre et tomba en arrière.
Sans perdre une seconde, elle se releva et réitéra son geste. Agrippant plus fermement sa proie, elle redoubla d'effort pour l'extirper du mur. En vain. Elle la lâcha de nouveau et se retrouva
presque immédiatement, allongée sur le sol glacial de sa prison.
Elle soupira. Les planches étaient plus solidement fixées qu'elle ne le croyait. Et plus rugueuse aussi. Ses mains la brûlaient. Effleurant du bout des doigts sa paume, celle qui avait
tenu le plus fermement la latte de bois, elle grimaça de douleur. Plusieurs égratignures allant de son poignet aux pliures de ses doigts, mettaient sa peau à vif. Si ce n'était que ça encore.
Mais je dois sûrement avoir quelques échardes plantées un peu partout sur mes mains. Je hais les échardes. Et à partir d'aujourd'hui je hais également les planches en bois !
D'un mouvement brusque de son buste, la jeune femme se propulsa en position assise, puis se releva complètement. Immobile, les jambes bien ancrées dans le sol, elle fixait rageusement le panneau
de bois qu'elle savait devant elle. Au fond d'elle même un combat faisait rage : l'envie d'abandonner contre la volonté de s'en sortir.
Non ! je ne dois pas laisser tomber. Pas maintenant.
Mais tes mains te font si mal.
Mes mains survivront, si moi je survie. De toute manière si je ne sors pas d'ici elles pourront aller aussi bien qu'elles le voudront, ça servira à rien, je serais morte... de faim, de soif,
que sais-je...mais je serais morte.
Quelqu'un viendra surement te chercher.Ca ne sert à rien de te fatiguer, de toute manière cette planche est trop bien fixée. Tu n'as pas assez de force.
Non ! Non ! Et non ! Je peux le faire. Je peux le faire !
Après quelques instants de réflexion sur le meilleur moyen d'aborder le problème, la jeune femme fit demi-tour et retourna vers le matelas sur lequel elle s'était réveillée. Penchée en avant,
elle en attrapa fermement les bords et le tira vers elle. Nettement moins râpeux et libre de toute attache, ce dernier se laissa traîner sans difficulté. Elle le plaça dans le sens de la longueur
à un pas des planches en bois. Poursuivant son œuvre, elle ôta son foulard et l'enroula autour de sa main blessée, tandis que l'autre restait sans protection.
Faisant volte-face, elle reprit alors son combat acharné. Tu peux me résister autant que tu le souhaites à présent, bout de bois ! je ne crains plus rien. Ni les échardes, ni la dureté
du sol. D'un pas assuré, la jeune femme se positionna face au panneau de bois. Elle empoigna résolument l'ennemi et, après avoir pris appui d'un pied contre le mur, tira énergiquement en
plusieurs brefs coups répétés. Les clous commençaient à céder. A chaque nouvelle attaque, la planche s'écartait un peu plus du mur. Redoublant d'effort, la jeune femme accéléra les secousses.
Elle tentait tant bien que mal d'occulter la douleur de sa chair meurtrie. Quelques gouttes de sang perlaient au creux de sa main gauche, qu'aucun foulard ne protégeait des aspérités du bois.
Elle combattait du mieux qu'elle le pouvait les larmes qui menaçaient de tomber. Elle résistait de toutes ses forces à l'envie de tout lâcher. Elle ne voulait pas céder. Pas maintenant. Pas au
moment où la planche allait enfin s'extirper de son étau. La résistance des clous s'amenuisait un peu plus à chaque instant. La jeune femme passa ses deux mains derrière la planche, qui était à
présent suffisamment décollée du mur, et assura sa prise. Après s'être arrêtée un instant pour reprendre son souffle, elle tira d'un seul coup violent le morceau de bois. Les clous sautèrent.
Elle tomba à la renverse, la planche fermement serrée entre ses doigts.
Le choc de la chute passé, elle décontracta ses muscles et posa sa tête, restée quelques instants relevée, sur le matelas. Elle inspira profondément, et expira. Wouh ! Quelle
chute ! Un sourire victorieux apparu sur son visage. J'ai réussi. J'ai réussi !. Je le savais. Je savais que je pouvais le faire !
Reprenant peu à peu ses esprits, un détail attira son attention. Il n'y avait toujours pas de lumière dans la pièce. Du moins pas autant qu'elle aurait cru. Seule une mince lueur avait infiltré
les environs, laissant vaguement apparaitre les contours du vieux matelas gisant sur le sol. La jeune femme se débarrassa de la planche de bois et se leva, soudain inquiète de ce qu'elle allait
découvrir. Elle s'approcha du mur, et plissa ses yeux dans l'espoir de mieux discerner la source de cette clarté. Une fenêtre. Le panneau de bois dissimulait une fenêtre. A travers le trou béant
laissé par la planche déracinée, la jeune femme apercevait un carreau de verre. L'anxiété la rongeait de l'intérieur. Que ferait-elle si elle ne
pouvait s'échapper par là ? Quelle autre solution s'offrait à elle ? Et si elle était déjà condamnée ? Elle chassa rapidement ces idées noires de son esprit. Elle ne devait pas y
penser. Pas maintenant.
Elle avança encore un peu, jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres de la vitre. D'un rapide passage de la main, elle ôta l'épaisse couche de poussière qui s'y était accumulée, puis y colla
son front. Le regard perçant, elle scruta les horizons. Allez... j'aimerais juste avoir un petit indice de l'endroit où je suis. Campagne ? Ville ? Sahara ?
Antarctique ? Elle s'arrêta net. A plusieurs mètres d'elle, s'élevait une enfilade de réverbères. Tous brillaient au loin dans l'obscurité. Il fait nuit. Ca explique le manque de
clarté de cette pièce. Suivant du regard les rayons de lumières, la jeune femme aperçut à seulement quelques pas d'elle, de nouveaux éclats dorés. Ils étaient en parfait alignement avec les
lampadaires. Ondulant paisiblement d'avant en arrière, ils s'éloignaient progressivement d'elle. Puis de nouveaux surgissaient de l'avant. Des reflets ! Ce ne sont que des reflets sur
l'eau... De l'eau ? Sentant la panique l'envahir, la jeune femme détacha son regard des lueurs marines et le dirigea droit devant elle. Son rythme cardiaque
s'accéléra. Une boule se forma dans son ventre. Les yeux écarquillés, elle prit conscience de ce qui l'entourait. Un quai ? ... Je...je suis sur un bateau ?
A suivre...
J'attends vos commentaires ! Voulez-vous la suite ?
Copyright Marion Poutrel